Lorsque l’employeur ne remplit pas ses obligations, le salarié a la possibilité de prendre acte de la rupture de son contrat. Aucun formalisme n’est exigé dans le cadre de la prise d’acte de la rupture. 
 
Toutefois, il est conseillé de prendre acte de la rupture du contrat de travail par le biais d’un courrier contenant l’ensemble des faits reprochés à l’employeur. Dans le même sens, il est préférable que le salarié fasse précéder sa lettre de prise d’acte de la rupture d’une mise en demeure de respecter les textes adressée à l’employeur.
 
Attention !
 
Ce mode de rupture du contrat de travail peut se révéler à double tranchant. Postérieurement à la prise d’acte de rupture, il appartient au salarié de saisir le Conseil de prud’hommes afin de démontrer la réalité des manquements commis par l’employeur.
 
Ainsi, la prise d’acte de la rupture du contrat de travail pourra s’analyser en un licenciement sans cause réelle et sérieuse ouvrant droit au paiement de dommages et intérêts, d’indemnité de licenciement, d’indemnité compensatrice de congés payés et de préavis et d’allocation chômage.
 
En revanche, si le Conseil de prud’hommes estime que la prise d’acte n’est pas justifiée, celle-ci produira les effets de la démission.